Et dire que je sais à peine de quel côté tourner une clé pour ouvrir une porte... Miséricorde.

Et dire que je sais à peine de quel côté tourner une clé pour ouvrir une porte... Miséricorde.



__05 : 16, indique l'horloge en face de moi. Son ombre divague lentement au gré de la flamme des bougies. Plus je la fixe et la pièce semble tourner autour de moi. Cela m'enivre. J'en rirais presque. Adieu la rosée du matin sur les fleurs fragiles, les gouttes rondelettes qui suintaient le long de leurs tiges vertes en étaient si délicates que cela en faisait un spectacle rayonnant. Adieu le soleil jouant sur ma peau lors des après-midi d'été, le blé doré, oui, presque aussi doré que ses cheveux fouettant mon visage quand nous bondissions dans l'herbe fraîche. Adieu les balades et les parties de ricochets, les pieds glissés soigneusement dans l'eau et les pierres effleurant le liquide avec précision. Adieu la chasse aux papillons dans les plaines fleuries, juste pour les regarder s'envoler de leurs grandes ailes couleur des nuits étoilées, écarlates ou pailletées. Adieu la chaleur de son corps contre le mien, son souffle rauque au creux de mon oreille qui me faisait frémir entièrement avec délectation. Adieu les caramels qui fondaient sous mon palais, en faisant vibrer de ravissement mes papilles gustatives. Adieu cet hiver et Adieu ce printemps que je ne verrai jamais. Adieu la vie, Adieu le plaisir. Il est 05 :16 et je me meurs, mais en compagnie d'une once d'agréments infimes qui réchauffent mon c½ur avant qu'il ne se glace. Et puis quel sera mon destin ?

Peut-être retrouverais-je cette rosée,
Les plaines si fleuries et tes cheveux dorés.
Et je quitte ce monde en m'enivrant de rires,
L'aube se lève, j'émane de mes souvenirs.

L'Autre blog
Maestro ? # ( Oasis : My Generation )
& # ( Oasis - Bittersweet Symphony )

# Posté le jeudi 03 avril 2008 10:16
Modifié le mercredi 09 juillet 2008 13:29

<< Ses lèvres sont-elles semblables à deux pétales de rose ? Est-ce le vin du désir qui coule dans ses veines ? >>

<< Ses lèvres sont-elles semblables à deux pétales de rose ? Est-ce le vin du désir qui coule dans ses veines ? >>



<< J'aurais été capable de tout.
Elle veut que je me sabote pour elle. Dans le mot saboter, n'ayant pas un sens inné de l'étymologie, j'entends les sabots d'un cheval marteler le sol avec fermeté. Les sabots étaient mes jambes, j'étais devenu cheval et je sabotais sans compter ma misérable existence. Elle désirais que j'écrase mon être sous ce galop méprisant. La terre était devenue ma vie et les sabots les armes désireuses d'obtempérer. Je me piétinerais pour elle et me piétinerais jusqu'à mon agonie. Le sabotage intensif qui s'offrait à moi était pathétique, inhumain, et je passais à la vitesse supérieure tout en contemplant mon bourreau. Elle ne m'offrait même pas un regard. Elle était la vipère qui m'avait piquée, et je m'extasiais de son venin qui se répandait dans mon être pour m'achever petit à petit. Piqué au vif par l'amour que m'interdisait la demoiselle et la perspective de décrocher la moitiédes étoiles sauf son c½ur m'était insoutenable. On dit que l'univers fut crée en sept jours ; Elle était le plus merveilleux des mondes inconnus. Et Dieu l'avait crée le huitième jour. >>

Petite parenthèse du vendredi soir :

C'est l'histoire d'une chocolatine, elle survient dans un bar à la fin du matin et commande une bague dans trois verres distincts. Le barman qui avait un faciès de steak haché lui tendit un fusil qu'il avait perdu dans la mer : Un français l'avait lâché avec une bombe d'un avion. D'une démarche nonchalante, tout en lui rappelant amèrement que c'était ce que les personnes démunies avaient en leur possession, il partit courir dans la forêt avec une hache. Il était assez réjoui car il aurait bientôt en sa possession des places VIP pour voir le récent dessin animé avec plein de bûcherons exécrables qui souffrent de hoquet intensif. Hélas ! Misère ! Il n'y avait pas assez de place pour plusieurs sacs à patates.
Que fit-il alors ?

réponse : Il en pousse un.

A Ambre, Kahina et Célia,
qui seules auront l'occasion de comprendre cette plaisanterie si subtile (rires)


Le brevet blanc est une épidémie : Il arrive dans la contrée angoumoise.
Je suis atteinte du syndrome et partie pour quatre heures de français
et deux heures d'histoire intensives. Et là c'est le moment où je me dis que oui, Kashoo,
tu aurais dû garder des cours depuis le début de l'année au lieu de les jeter par les fenêtres.




# Et toi mon cher ami lecteur, aurais-tu une blague à nous
raconter pour que nous puissions nous en dilater la rate
et atteindre notre paroxysme de grosse marade ?
Maestro ? # ( The Kooks : Naïve)

# Posté le vendredi 11 avril 2008 07:15
Modifié le mercredi 09 juillet 2008 13:27

[Deviens celui que tu es.] Partons d'ici, viens avec moi, allons Nulle Part, même si c'est trop loin, soyons fous et soyons jeunes, soyons saouls, soyons nous. Prends ma main et partons vite, viens avec moi, et si c'est trop loin, tu reviendras.

Maestro ? # ( Girls in Hawaii : Ride )

[Deviens celui  que tu es.] ■■■ Partons d'ici, viens avec moi, allons Nulle Part, même si c'est trop loin, soyons fous et soyons jeunes, soyons saouls, soyons nous. Prends ma main et partons vite, viens avec moi, et si c'est trop loin, tu reviendras.
# Posté le jeudi 01 mai 2008 13:37
Modifié le mercredi 09 juillet 2008 13:26

<< Sans toi les émotions d'aujourd'hui ne seraient que la peau morte des émotions d'autrefois. >>J'ai cédé à la tentation : Et ce fut la 3562ème fois que je regardai Amélie Poulain.

<< Sans toi les émotions d'aujourd'hui ne seraient que la peau morte des émotions d'autrefois. >>J'ai cédé à la tentation : Et ce fut la 3562ème fois que je regardai Amélie Poulain.


Je demande au père noël de nouveaux horizons à découvrir.


# Posté le samedi 17 mai 2008 16:53
Modifié le mercredi 09 juillet 2008 13:21

O f f r e __ s o u m i s e __ à __ c o n d i t i o n ** voir conditions détaillées dans les magasins participants

O f f r e __ s o u m i s e __  à __ c o n d i t i o n ** voir conditions détaillées dans les magasins participants
Bien le bonjour, bande de palourdes !
Je sens une étrange odeur, celle des examens.
Ne tombez pas du côté obscur de la force...


__Je me suis saoulé de tes baisers, enivrée de ton regard rutilant et j'ai bu chaque litre de tes paroles. J'ai chanté ma passion, hurlé mes désirs. Mais tu sais, je le savais, que tout était terminé, on avait trop consommé, on avait du dépasser la date de péremption. Tu me regardais et tu prenais mon visage entre tes mains, je te regardais alors avec cet air d'enfant insouciant que tu n'aimes pas, tes yeux m'ont fuis, ton être aussi. Tout est passé à travers mes doigts, comme le sable des bacs de mon école primaire. Il a coulé délicatement au creux de ma main, est descendu le long de mon bras, légèrement, si légèrement. Je n'avais plus un grain sur moi, je n'avais plus un grain de toi. Alors j'ai détourné les yeux, ce jeu de regard que j'avais l'habitude de mépriser dans les séries américaines. Je n'étais pas une actrice ; si ce n'est celle de mon existence. J'ai rompu court au charme de la séquence, ne sortez pas les violons et les musiques larmoyantes. Je me suis détournée et j'ai couru, sans me retourner. Je me suis allongée dans une petite ruelle, celle qui borde la mer, et j'ai sorti de ma poche ce vieux photomaton, celui que tu n'aimes pas. Je t'ai dessiné une moustache avec mon stylo, puis j'ai colorié tes pommettes d'un joli rouge carmin. Enfin, j'ai repassé avec application sur tes cils un feutre bleuâtre. Tu avais l'air d'un poupon trop fardé. J'ai ris à travers mes larmes. Le feu de passion qui nous avait brûlé s'était éteint. Peut être grâce à l'abondance de ces gouttelettes de long de mes joues. On était quittes. On étaient partis le plus curieusement du monde, et énigmatiquement, j'adorais ça.


# l'image
Maestro ? # ( The Moldy Peaches : Anyone else but you )
# Posté le dimanche 08 juin 2008 12:07
Modifié le mercredi 09 juillet 2008 13:20