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Léa, Quatorze ans, accessoirement ma meilleure amie.

Léa, Quatorze ans, accessoirement ma meilleure amie.

La COUCOUTE de THERESE dont l'endive démesurée flaire
l'Ushuaia senteur des Iles Méditerranéennes.
Tout à fait !


__ Cet article a beaucoup évolué, a été écrit différemment et les photos ont été changées pour des photos encore plus compromettantes, plus récentes ou par simple envie de changement.

__ Le Changement, disais-je. Un mot qui nous qualifie extrêmement bien. Nous nous sommes connues à l'âge de trois ans, nos cheveux nattés, l'oeil vif et nos tailles analogues. Nous mélangions nos cheveux châtains et faisions semblant de ne pas trouver à qui appartenait chaque mèche. Le temps passait et nous étions plus soudées que jamais. Nous enchaînions les associations pour la protection de l'environnement, les collections de cartes pokémons plus lacérées les unes que les autres, les nuits à sommeiller sur le même matelas, les parties de SuperMario déchaînées, nous quémandions nos parents pour passer tout un week-end ensemble, nous échangions des colliers d'amitié que nous égarions le lendemain. Tu es la seule avec qui je n'ai pas peur d'aller chercher des Babybel à l'autre bout de la maison lors de nos nombreuses fringales nocturnes. Nous étions deux jeunes pucelles dont le seul destin était de sauver le Gecko à queue feuillue ou le Panda géant. Puis le collège a débarqué dès nos onze ans, avec ses élèves démesurés, ses cours interminables et ses professeurs différents pour chaque matière. Mais cela signifiais bien plus pour nous : Séparation. Nette. Nous sommes passées de 9 ans de bonheur côtes à côtes à 4 années séparées. L'adolescence est vicieuse, nous avons énormément changé, nos amis étaient différents. Nos goûts, nos péripéties, nos désirs, nos rêves n'étaient plus les mêmes. Seuls les souvenirs du doux temps maintenait notre amitié sur la sellette de la mort. Mais le bourreau ne put pas passer à l'action. Petit à petit, nous avons compris que malgré nos différences, nous pouvons les laisser de côté et nous affectionner mutuellement. Nous continuons donc nos fringales nocturnes perpétuelles, nos blagues téléphoniques d'un burlesque à tuer un facteur, nos frasques mémorables qui nous rapprochent de jours en jours. Tu ris en contemplant mes barrettes multicolores peintes à la main, je m'esclaffe découvrant tes chaussettes-chaussons dépareillés. On est quittes. Je ne te sortirais pas de phrases du genre : < On a tous besoin d'une étoile pour éclairer nos vies, mon étoile c'est toi >, parce que je trouve que c'est véritablement impersonnel, déficient et sans grand intérêt, je ne vais pas faire très original, mais je t'aime énormément.Tu dois être la seule à me connaître aussi parfaitement que ta poche. Les personnes ont des visions distinctes des êtres que nous sommes. Mais peut m'importent leurs paroles, tu es pour moi ce que tu as toujours été, Tu es la seule et unique personne qui n'ait jamais douté de moi et je ne te remercierais jamais assez pour ça.


Je t'aime tellement, tu sais.


L'amitié est sublime mais commune, héroïque mais stupide, fondamentale et alambiquée.


Maestro ? # ( The Offspring : The kids aren't alright )

# Posté le vendredi 19 octobre 2007 18:03
Modifié le mercredi 28 mai 2008 14:14

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